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28 mai

ThE MuPeTt sHoW FamiLlY lol

Kikooo mes amis !
hello mes Anges !
 
En ce magnifique jour ensoleillé je viens vous faire un énorme bisou, ne pouvant vous le faire individuellement sur vos blogs pour l'instant.
 
vidéo  MuppeTt ShoW familly  lol (cela dure 20 secondes)
 
Je suis heureuse de partager avec les mamans du monde ce jour de joies où nos louloups d'amour nous offrent leurs créations avec des yeux pétillants et emplis d'Amour et de tendresse !
 
 
Je vous fais de gros gros bisoussss doux et vous dis à bientôt !
 
Bon dimanche à vous tous
 
 
 
21 mai

Juste un mot ... !

kikooo mes amis,
hello mes Angels !
 
Aujourd'hui rien de spécial, hormis que la vie est belle, que j'aime la vie et surtout mes amours !
 
 
Un gros bisou pour vous mes amis et un chouette dimanche !
 
Une pensée plus appuyée à ma tendre Luz, courage ma douce, à bientôt !
 
Milliers de baisers tendres
 
 
 
 
15 mai

Psychosomatie et conséquences

 kikoo mes amis !

hello mes Anges !

aujourd'hui un "petit" billet sur la psychosomatie et surtout sur ce qui gravite autour et avec !

 

Je suis malade, est-ce de ma faute ?
 
Nous savons désormais combien notre esprit influe sur notre corps. Quitte à en déduire que « tout est dans la tête », la stérilité comme le cancer. Une attitude dangereuse. Car si nous sommes parfois responsables de nos maladies, nous n’en sommes jamais coupables.
 
Lorsque Jean, 48 ans, fit un infarctus après le départ de sa femme, son entourage a vite compris : « Il avait le cœur brisé. » Lorsque Marine, 38 ans, s’est mise à souffrir du genou, une de ses amies lui a expliqué : « Peut-être faut-il t’interroger sur l’état de ton couple, sur ce “je-nous” qui souffre. » Combien de formules lapidaires et péremptoires entendons-nous (utilisons-nous ?) lorsque nous sommes confrontés à la souffrance ? Mal aux reins ? C’est que j’en ai plein le dos. Mal à l’estomac ? Je ne digère pas quelque chose qui m’est arrivé. Dominez donc votre monde intérieur, apprenez à gérer vos émotions et vous resterez en bonne santé. Et vous qui avez laissé la maladie entrer en vous, cherchez le conflit mental qui vous a rendu vulnérable, reprogrammez votre existence et vous vaincrez le mal.
 
La culpabilité à l’œuvre
 
Eve, 37 ans, est atteinte d’une capsulite des deux épaules, une inflammation des articulations très douloureuse qui l’empêche de travailler. Les médecins sont perplexes sur l’origine de sa pathologie. « J’ai compris par moi-même, dit-elle, que ce problème pouvait être dû à une trop lourde charge psychologique pesant sur mes épaules. Du coup, je culpabilise de n’avoir pas trouvé l’origine de cette somatisation. Je n’arrive pas à comprendre le message que mon corps m’a délivré et je crains de développer une pathologie plus grave parce que je n’aurais pas décrypté celle-ci. » « De plus en plus de patients sont culpabilisés d’être malades, explique Vincent Jadoulle, psychiatre et psychothérapeute. “Docteur, qu’est-ce que j’ai fait de mal ?” demandent-ils, ou pire : “Vous croyez que j’ai fabriqué mon cancer ?” » Pour ce psychosomaticien, cette dérive est entretenue par notre refus de croire que nous pouvons être impuissants devant la maladie. « L’homme accepte de moins en moins de se trouver confronté à des limites. Pour contrer celles de la maladie, il essaie de trouver une guérison par le psychisme. C’est le propre de la pensée magique : l’idée d’une toute-puissance sur le réel et sur le corps. Cette tendance est confortée par certains médecins qui refusent de ne pas comprendre et par certains psys qui plaquent une grille de lecture symbolique sur des lésions physiques auxquelles elle ne s’applique pas. » Et comme l’explication religieuse (« C’est Dieu qui le veut ») ne tient plus, tout le monde a trouvé le coupable idéal : soi.
Combien de femmes ont ainsi été renvoyées à l’ambivalence de leur désir d’enfant avant que l’on découvre qu’une anomalie génétique entraînait des fausses couches à répétition ? De même, la découverte d’un microbe impliqué dans la survenue d’un ulcère a tordu le cou à l’explication simpliste du surmenage ou des émotions trop contenues, pour laisser place à l’analyse d’une multitude de facteurs certes psychosociaux, mais également génétiques ou infectieux.
Les dangers d’une parole simpliste
 
Pour les soignants, la dérive la plus inquiétante du « tout psy » est la fragilisation du malade. « Si le malade est jugé responsable de sa maladie, il devient également responsable de sa guérison. Ou de sa non-guérison. C’est de sa faute s’il est malade, c’est de sa faute s’il n’en guérit pas, et bientôt de sa faute s’il en meurt », s’insurge Vincent Jadoulle. Céline, 24 ans, diabétique insulinodépendante, le raconte : « Mon diabète est apparu suite à des difficultés avec un prof au collège. Dix ans après, j’ai appris à vivre avec. Mais j’ai le sentiment que si j’avais parlé de mes problèmes, je serais aujourd’hui en bonne santé. » L’autre danger consiste à devenir perméable à ce discours au point de suivre toutes sortes de gourous dans des programmes soi-disant thérapeutiques, au détriment de traitements plus classiques. Christine, 42 ans, a souffert pendant des décennies d’infections urinaires chroniques. « Je passais des nuits entières à résister à la tentation de me jeter sur les antibiotiques, buvant des litres d’eau que j’éliminais goutte à goutte, m’efforçant mentalement de “voir” les bactéries emportées. Puis je finissais par ingurgiter les antibiotiques ! Jusqu’au jour où un énième urologue m’a, en cinq minutes, conseillé une opération bénigne. Et voilà, plus de cystite depuis ce jour ! Il m’a fallu atteindre la quarantaine pour que l’on décèle une anomalie congénitale… »
 
Un nécessaire retour sur soi
 
Lorsque l’on parle de maladie, on ne peut se satisfaire d’un discours tranché : ni « tout vient du psychisme » ; ni « tout vient du physique ». Les recherches en psychosomatique prouvent tous les jours qu’il y a des rapports entre le corps et l’esprit. « Le cerveau est l’organe premier, explique l’ostéopathe Jean-Pierre Barral. Une bonne santé, c’est une bonne adaptation face aux coups de la vie. Lorsque l’organisme n’a plus cette faculté de compensation et qu’il n’arrive pas à répondre aux situations de stress, le cerveau laisse agir les messages physiques. Quand quelqu’un vient me voir parce qu’il a mal au dos, c’est toute une vie qui vient me voir. Il m’est impossible de faire le tri entre les zones de stress, car ce n’est pas le dernier choc qui est le plus important : il n’est que le déclencheur, la goutte d’eau. Se focaliser sur un seul événement n’a aucun sens. » Trouver un sens à la maladie : c’est pour cette quête-là que certains malades commencent une thérapie. « Il y a un moment où l’on dépasse la révolte, où la concentration et le retour sur soi deviennent impérieux. Le cancer l’impose », analyse Fabienne Rubert, qui raconte sa lutte contre « le crabe » dans La vie est là, simplement(1). Vincent Jadoulle accompagne des malades du cancer : « Je ne travaille pas avec eux sur le pourquoi de la maladie, mais la thérapie va les aider à affronter ses retombées psychiques : angoisse, dépression, affaiblissement, bouleversements de leur vie affective, familiale, professionnelle. Ils peuvent aussi se demander : “Pourquoi cela m’arrive-t-il à moi ? Pourquoi maintenant ?” Et c’est là que réside le danger des réponses toutes faites. J’essaye de travailler avec les interprétations qu’ils apportent puis, progressivement, je les aide à canaliser leur torrent d’émotions. » Emotions… Le maître mot de ce puzzle aux mille éléments qui nous conduit à la souffrance. Chaque fois que nous éprouvons une émotion négative ou un sentiment conflictuel, le cerveau déclenche des réactions nerveuses et hormonales – accélération du rythme cardiaque, redistribution du sang dans les muscles… – destinées à fournir au corps assez d’énergie pour combattre les éléments stressants.
 
Vices et vertus de nos émotions
 
« La persistance de pensées et d’émotions négatives prolonge la mise en tension de l’organisme, explique le médecin et psychothérapeute Thierry Janssen. L’augmentation continue de l’adrénaline et du cortisol finit par avoir des effets délétères sur la santé. La chimie du corps est bouleversée. A l’opposé, les découvertes de la psycho-neuro-immunologie ont démontré les vertus des émotions positives. Il existe de bonnes raisons de penser qu’en réduisant le stress et la dépression, une prise en charge psychologique peut exercer une action favorable sur l’évolution de certains cancers ou d’autres maladies. » Pour la plupart des soignants, nous ne sommes pas coupables d’être malades. Mais il peut nous arriver d’en être responsables. « Si vous ne prenez pas soin de votre voiture, ne vous étonnez pas qu’elle vous lâche ! s’exclame Jean-Pierre Barral. Nous avons le même devoir de maintenance à l’égard de notre corps. » C’est dans l’écoute privilégiée de notre esprit et de notre corps que résident nos équilibres de vie.


(1). Albin Michel, 2006.
La psychosomatique, c’est quoi, au juste ?
 
 
C’est dans la seconde moitié du XIXe siècle que le terme psychosomatique est né, des mots grecs psukhê, qui signifie âme, et soma, qui signifie corps. On attribue sa paternité à un psychiatre allemand, Johann Heinroth. Ce nouveau courant médical visait à introduire des facteurs psychiques pour rendre compte des causes de certaines maladies. La médecine psychosomatique s’est construite sur deux ensembles théoriques.

=>La théorie de la névrose d’organe prétend que les émotions trop réprimées créent des troubles fonctionnels, puis des maladies organiques.

=>La théorie de la spécificité, elle, postule qu’à chaque émotion correspond un syndrome physique spécifique. Mais, contrairement à sa caricature, la psychosomatique ne se résume pas aux causes psychiques des maladies. Simplement, elle place les facteurs psychiques sur le même plan qu’une multitude d’autres (biologiques, génétiques, endocriniens, psychosociaux…). Ce courant de la médecine n’est pas enseigné en France.
 
 
 
 
A LIRE
"Comprendre les messages de votre corps" de Jean-Pierre Barral. Cet ostéopathe nous explique les rapports qui existent entre nos organes et nos émotions, et trace des profils psychologiques pour nous aider à écouter notre corps (Albin Michel, 2005).

"Tout est psychosomatique : même pas vrai !" de Vincent Jadoulle. Dans un style enlevé et vif, ce psychiatre s’élève contre la tendance à « psychologiser » nos maux (Erès, 2005).

"La Solution intérieure "de Thierry Janssen. En faisant appel tant à la médecine classique qu’aux médecines dites alternatives, ce chirurgien et psychothérapeute nous enseigne comment parvenir à un équilibre de vie et nous révèle nos incroyables capacités de guérison (Fayard, 2006).
 
Excellente journée mes amis
de gros bisous mes Anges !
 
 

 

9 mai

Le penseur des lumières sombres

Kikoo mes amis,

hello mes Anges !

Un petit article aujourd'hui pour rendre hommage au père

de la psychanalyse : Sigmund FREUD. L'anniversaire des

150 ans de sa naissance vaut bien un petit billet,

 sans doute ! lol

 

 

Le penseur des lumières sombres

 

 









Des milliers de livres ont été consacrés à l'inventeur de la
psychanalyse et plusieurs dizaines de biographies
permettent aujourd'hui de connaître, dans ses moindres
détails, et par-delà toute légende rose ou noire, la vie, les
moeurs et l'histoire intellectuelle de ce Viennois paradoxal, penseur des Lumières sombres, dont l'oeuvre - vingt- cinq volumes et
 une immense correspondance - est traduite en une soixantaine de
 langues.

 

Fasciné par la mort et le sexe, mais soucieux d'expliquer de façon

rationnelle les aspects les plus cruels et les plus sombres de

l'âme humaine, Freud eut l'idée géniale, le 15 octobre 1897, à

l'âge de 41 ans, de rapporter à la grande scène des dynasties

tragiques de la Grèce ancienne la petite affaire privée de la

 famille bourgeoise fin de siècle dont s'occupaient à la même

 époque que lui tous les psychologues spécialisés dans l'étude

des névroses : "Chaque auditeur, dit-il, fut un jour en germe, en

imagination, un Œdipe qui s'épouvante devant la réalisation de son

rêve transposé dans la réalité." A la figure d'Œdipe, il ajouta celle

 d'Hamlet, héros coupable, confronté au spectre d'un père

 réclamant sa vengeance.

Que le complexe d'Œdipe - tuer le père et épouser la mère - soit

ensuite devenu, par la faute même des psychanalystes, une

 psychologie familialiste dénoncée par de nombreux philosophes

n'enlève rien à la force d'un geste inaugural qui consista à

placer le sujet moderne face à son destin : celui d'un inconscient

qui, sans le priver de sa liberté de penser, le détermine à son

 insu. Révolution du sens intime, la psychanalyse eut pour

vocation première de changer l'homme en montrant que le

"Je est un autre" et que "le moi n'est pas le maître en sa demeure".

Freud fut autant un penseur de l'irrationnel et de la déraison

qu'un théoricien de la démocratie attaché à l'idée que seule la

civilisation, c'est-à-dire la contrainte d'une loi imposée à la

toute-puissance des pulsions meurtrières, permettait à la société

 d'échapper à une barbarie désirée par l'humanité elle-même.

En 1905, dès ses premiers écrits sur la sexualité infantile, Freud

 fut haï par les tenants de toutes les religions, qui l'accusèrent

de détruire les valeurs de la morale, puis par les adeptes des

nationalismes, qui voyaient dans sa théorie l'expression d'un

abaissement de la souveraineté patriarcale, et enfin par les

représentants de toutes les dictatures, qui le soupçonnèrent

 de semer le désordre dans les consciences. Science boche pour

 les Français, science latine pour les Nordiques, science

dégénérée pour les puritains anglophones, la psychanalyse fut

 taxée de science juive par les nazis et enfin de science

bourgeoise par les staliniens. Durant la deuxième moitié du XXe

 siècle, elle fut regardée comme une fausse science par les tenants

 des sciences dures, qui lui reprochèrent de ne pas être

mesurable, puis de nouveau comme une science juive et

 communiste par l'extrême droite, et enfin comme une science

 satanique par les islamistes radicaux. Sans doute cette

détestation permanente demeure-t-elle le symptôme le plus

 puissant de la vérité subversive de l'invention freudienne ?

 

Né à Freiberg-Pribor en Moravie (aujourd'hui République

tchèque), le 6 mai 1856, et prénommé Schlomo-Sigismund,

Sigmund Freud était le fils d'Amalia Nathanson et de Jakob

 Freud et donc l'aîné du troisième mariage de son père, lequel

exerçait le métier de négociant en laine et en textiles. De son

premier mariage, Jakob avait eu deux fils, Emmanuel et

Philipp, que le jeune Freud considérait comme des oncles au

 même titre que les cinq frères de son père. Du mariage de Jakob

 et d'Amalia

naîtront encore sept enfants : Julius, Anna, Debora, Maria,

Adolfine, Pauline, Alexander.

Adoré par sa jeune mère, qui l'appelait son "Sigi en or" et

lui prédisait une brillante destinée, Freud fut élevé dans une

famille nombreuse et recomposée au sein de laquelle il

occupait une place royale, régnant sur des soeurs à sa

dévotion et se sentant autant le fils de ses demi-frères que

 le protecteur de son dernier frère, puis de sa mère, lorsque

 son père vint à mourir. On ne s'étonnera pas, comme le

montrent certains de ses récits cliniques, qu'il ait mieux

compris la rébellion des fils contre les pères que celle

des filles contre leur famille.

En 1860, tandis qu'Emmanuel et Philipp émigraient à

Manchester, Jakob, après plusieurs déboires financiers,

s'installa à Vienne. C'est dans cette ville qu'il n'aimait

pas mais où il vivra jusqu'en 1938 que Freud fit ses études

de médecine tout en se passionnant pour la biologie

darwinienne, qui servira de modèle à tous ses travaux.

L'idée que la psychanalyse ne soit qu'un pur produit de

l'esprit juif viennois relève d'un cliché. Et, pourtant, on

sait bien que les contrecoups de la désintégration

progressive de l'Empire austro-hongrois firent de cette ville,

 comme le souligne Carl Schorske, l'un des "plus fertiles

 bouillons de culture a-historique de notre siècle". Rejetant les

 illusions de leurs pères, qui croyaient aux bienfaits du l

ibéralisme, les fils de la bourgeoisie se tournèrent vers une

 nouvelle quête identitaire. Juifs pour la plupart, et parlant

plusieurs langues, ils rêvèrent, les uns de la conquête d'une

 terre promise, les autres d'une possible régénération de

l'homme par le retour aux grands mythes du passé : projet

 d'un Etat juif chez Theodor Herzl, déconstruction du moi

 chez Hugo von Hoffmannsthal, reniement ou conversion chez

 les intellectuels habités par la haine de soi juive, culte

 d'une féminité transgressive ou encore "sécession" ou inversion

 des valeurs de l'art classique chez Robert Musil, Arthur

Schnitzler, Gustav Klimt ou Gustav Mahler.

Bien qu'étranger à cette modernité, à laquelle il préférait

  l'art de la Renaissance ou de l'Antiquité gréco-latine,

 Freud fut marqué beaucoup plus qu'il ne le croyait

 lui-même par ce mouvement, ne serait-ce que dans sa

 conception d'un inconscient atemporel ou d'un

psychisme structuré en topiques (le moi, le ça, le surmoi) :

"C'est à lui que revient le mérite, disait Karl Kraus,

d'avoir donné une organisation à l'anarchie du rêve. Mais tout

s'y passe comme en Autriche."

En 1885, après avoir été nommé privat-dozent de neurologie,

Freud obtint une bourse d'études pour se rendre à Paris.

Il brûlait alors de rencontrer Jean-Martin Charcot, dont les

 expériences sur l'hystérie le fascinaient. Déjà célèbre dans le

monde entier, le grand maître de la neurologie française

hypnotisait les femmes du peuple, internées à la Salpêtrière.

Devant un parterre d'intellectuels, il faisait disparaître puis

 réapparaître leurs symptômes - paralysies ou contractures

- démontrant ainsi qu'elles n'étaient point des simulatrices.

A Nancy, Hippolyte Bernheim, rival de Charcot, utilisait la

suggestion dans un but thérapeutique.

 

De retour à Vienne, Freud épousa enfin Martha Bernays

après cinq années de fiançailles au cours desquelles il avait

 ressenti une intense frustration sexuelle au point parfois

 de sombrer dans la neurasthénie. De cette union

naîtront six enfants : Mathilde, Martin, Oliver, Ernst, Sofie, Anna.

Dans son appartement du 19 Berggasse, soutenu par son

ami Josef Breuer, il commença à soigner des jeunes filles

et des femmes de la bourgeoisie atteintes de troubles hystériques.

Cherchant à les guérir, il utilisa les méthodes admises

à cette époque : hydrothérapie, massages, électrothérapie.

Constatant bientôt leur totale inefficacité, il pratiqua d'abord

l'hypnose et la suggestion puis la catharsis. De là naquit le

terme de psycho-analyse employé pour la première fois en 1896

 pour désigner une cure par la parole avec exploration de

 l'inconscient sans intervention corporelle ni suggestive.

La publication par Breuer et Freud, en 1895, des Etudes

sur l'hystérie fut un événement. Les auteurs présentaient huit

 cas de femmes, dont celui de Bertha Pappenheim (Anna O.),

 affirmant qu'elles avaient toutes été guéries de leur

névrose. On sait aujourd'hui que ce n'est pas exact. Mais la

grandeur de cet ouvrage résidait dans l'utilisation par les

 auteurs d'un style romanesque, dénué de tout jargon technique,

et qui donnait une dignité à des femmes anonymes décrites

comme les héroïnes d'une aventure novatrice de la psyché humaine.

Entre 1887 et 1902, Freud se lia d'amitié avec Wilhelm Fliess,

un médecin berlinois adepte de théories extravagantes. Au fil

des pages d'une correspondance longtemps expurgée, on

découvre comment il s'intéressa à la bisexualité, comment il

douta sans cesse de lui-même, comment il délira avec la

cocaïne sans renoncer à sa tabagie, et comment, après

avoir soupçonné son père d'être un pervers sexuel ayant

abusé de ses enfants, il abandonna sa théorie dite de la

séduction réelle pour celle du fantasme. Tout au long

de cette expérience intime, qui se solda par une violente

rupture, Freud élabora une théorie originale du rêve,

de la sexualité, du refoulement et du désir. A partir de

1900, il publia tous les ouvrages qui firent de lui un

clinicien hors du commun et le fondateur d'une

 nouvelle discipline : L'Interprétation des rêves (1900),

Psychopathologie de la vie quotidienne (1901), Trois

Essais sur la théorie sexuelle (1905), Le Mot d'esprit

 dans sa relation à l'inconscient (1905), Totem et tabou (1912).

 

En 1909, invité à prononcer cinq conférences à la Clark

 University de Worcester, sur la Côte est des Etats-Unis, Freud

 remporta un succès triomphal en parlant sans notes, en

allemand, puis en dialoguant en anglais avec le public.

Il conserva toutefois un préjugé défavorable à l'égard de ce

pays pragmatique qui avait accueilli son enseignement

avec une naïveté déconcertante.

Soucieux d'universaliser sa doctrine et croyant pouvoir la

protéger contre de prétendues déviations, il fonda une

 internationale en réunissant autour de lui de nombreux disciples

 européens : Sandor Ferenczi (Budapest), Karl Abraham (Berlin),

Ernest Jones (Londres), Carl Gustav Jung (Zurich),

Raymond de Saussure (Genève), Marie Bonaparte (Paris),

Lou Andreas-Salomé (Göttingen). Après qu'il l'eut analysée,

sa fille Anna devint sa plus fidèle héritière.

Loin d'éviter les dissidences, cette initiative les favorisa, et

si la psychanalyse parvint à s'implanter dans l'ensemble du

monde occidental, ce fut au prix de conflits et

d'excommunications qui montrèrent que la cure par la

parole ne put jamais aider les psychanalystes à s'entendre

entre eux et à dissiper leurs querelles.

Après la première guerre mondiale et l'effondrement

 de l'Empire austro-hongrois, Vienne cessa d'être la

capitale du freudisme au moment même où des praticiens

 américains s'y rendaient en nombre pour se former sur

 le divan du maître. C'est à cette époque qu'il décida de

 remanier sa première théorie de l'inconscient en

postulant l'existence d'une pulsion de mort propre à

l'humanité elle-même (Au-delà du principe de plaisir).

 Cette révision, qui le conduisit à rédiger ses plus belles

 oeuvres de théoricien de la culture (L'Avenir d'une

illusion, Malaise dans la civilisation), se produisit

au moment même où la société viennoise, déjà hantée

par sa propre agonie, se trouvait confrontée à la

négation radicale de son identité, n'étant plus, selon

 le mot de Stefan Zweig, qu'une "lueur crépusculaire"

sur la carte de l'Europe.

 

En 1923, Freud découvrit du côté droit de son palais une

petite tumeur maligne. Six mois plus tard, il fut amputé

 d'une partie de la mâchoire. Pendant seize ans, il

 subira une trentaine d'opérations mutilantes. Infidèle

au judaïsme, hostile à tous les rites d'appartenance, il

demeura cependant fidèle à sa judéité. Il se désignait

comme un juif athée, universaliste et de culture

allemande. En 1930, il se prononça contre la création

 d'un Etat juif en Palestine, soulignant avec lucidité que

 la question des Lieux saints serait un jour au centre

d'une querelle insoluble entre les trois monothéismes.

 A partir de 1933, il assista, désespéré, à l'exil forcé vers

le monde anglophone de tous ses disciples de la vieille

 Europe continentale, chassés par le nazisme.

Contraint de quitter Vienne après l'Anschluss, il

s'installa à Londres avec sa famille dans une belle maison,

entouré de ses livres et de ses collections d'antiquités. C'est

 là qu'il rédigea son dernier ouvrage, L'Homme Moïse et

la religion monothéiste, dans lequel il affirmait que la haine

 envers les juifs était alimentée par leur croyance en la

supériorité du peuple élu et par l'angoisse de castration

 que suscitait la circoncision en tant que signe de l'élection.

Freud mourut le 23 septembre 1939 après avoir demandé

à son médecin, Max Schur, d'abréger ses souffrances. Il

ne sut jamais le sort qui sera réservé par les nazis à ses

quatre soeurs, disparues dans les ténèbres de la solution finale.

divan de Freud, museeum - Londres

 
 
Elisabeth Roudinesco
 
Excellente journée mes amis
énormes bisous mes Anges
 
 
 
 
3 mai

test : "savez-vous être authentique ?"

Kikooo mes amis,

hello mes Angels !

 

aujourd'hui je vous propose un petit test (10 questions rapides) qui explore ce champ personnel :

Savez-vous être authentique ?

 

En psychologie, l’authenticité c’est ce qui exprime la vérité profonde de l’être. Mais cette vérité est-elle d’un seul bloc ? N’existe-t-il pas plusieurs manières d’être soi-même au milieu des autres ? Faites ce test pour savoir quelle est la vôtre.
 

Par Christophe André, psychiatre et psychothérapeute

 

 

TEST 

 

à vous mes amis ! perso le résultat est assez représentatif de ce que je suis en réalité !! lol Pour ceux qui me connaissent, ils sauront ce que j'ai pu répondre ! lol

 

bonne journée

milliers de bisoussss doux

 

 

 

 
de 

claudine rouvière

Occupation
Lieu
Centres d'intérêt 
Si la vitesse du son était supérieure à celle de la lumière, bien des gens brillants passeraient pour des cons !

Carpe diem !
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